Le masque

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Le masque, membrane s’il en est !

Ma quête continue. La peau de l’eau n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Je vais aborder une autre image de l’eau, celle de l’eau fertile. Le lait, le sperme, ont un autre rapport avec les éléments. L’eau fertile, à la fois eau et terre, contient un puissant principe actif. C’est une image poétique féconde.

Cette nouvelle sculpture s’appelle « le masque et la soif », nom composé des mots choisis parmi les 10 mots sélectionnés pour la semaine de la Francophonie. Il s’agit d’un corps de femme couvert par une éclaboussure d’eau, comme une vague sur la baigneuse qui rêve sur la plage. Mais j’ai retiré le corps, il n’en subsiste que la peau en papier, ce buvard de la soif. A l’intérieur de la sculpture, l’absence du corps met en évidence l’image pure du masque et de la soif, l’éclaboussure et la peau jouant l’une l’autre en double articulation des significations, accentuant la tension entre ces deux matières symboliquement fortes. Au contact de la peau, l’eau se transmute en lait. Encore une utilisation judicieuse de la membrane et ses ambivalences.

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