Land art

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Art in situ 2008 – workshop – les Amanins

D’abord un rêve…

L’étang avec ses grenouilles. En cet endroit je ressens une douce ambiance, un peu « à part ».

Je commence à esquisser un projet de rêve : Je rêve de voir la lune descendre au-dessus de l’eau calme de l’étang. La lune est attirée par l’eau, elle vient visiter cet endroit, le soir.

Hélas, je me rends compte du manque de moyen pour réaliser ce projet. Il me faudrait un ballon de 2,5 m de diamètre. Coût 400 Euros, et délais de livraison trop long.

Voir contrariété

Délaissant cette idée, je m’enferme une heure, et j’inclus ma rogne dans une réflexion sur l’intérêt du land art. Je pense à ma colère, suis agité. Puis je repense soudain que, dans les matériaux qui jonchent le terrain près du chantier, il y a des tôles qui, comme moi, sont nerveuses, nouées, tordues, pas contentes. Elles attendent de pouvoir s’exprimer. Je vois alors une sorte de serpent qui se tortille, tantôt surgissant, tantôt plongeant sous terre. Il est fait de tôle ondulée, et il hésite entre la terre et l’air, passant de l’une à l’autre, très agité.

C’est ma réponse à ma frustration !

Contrariété :

Voilà le serpent qui se réveille. Corps à corps avec le serpent qui se débat. Le fer impose ses mouvements.

Puis j’essaie de lui donner figure. Mais ça devient grotesque. Il faudrait d’autres éléments dont je ne dispose pas. Je vais abandonner l’idée de montrer la tête. Ce sera plus étrange encore. Pure image de la contorsion.

Il plonge la tête dans le sol. A chacun d’imaginer quelle gueule il a…

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